- Activités avec consommation d’énergie hors scopes 1 + 2 pour un total estimé de 5 232 TeqCO2. Les émissions mesurées dans cette catégorie tiennent compte des émissions en amont et des pertes liées à la consommation d’énergie, calculées à partir de la consommation d’énergie du Groupe et à l’aide des ensembles de données appropriés.
- Transports amont : non pertinent au regard de l’activité de services intellectuels.
- Déchets pour un total de 250 TeqCO2:
- le volume des déchets (non dangereux — le Groupe n’opère pas de déchets dangereux ou toxiques) qui sont recyclés est estimé à 1 691 tonnes. L’essentiel de ces volumes est constitué de papiers et cartons. Ils sont traités dans des filières de recyclage avec traçabilité (certaines agences ayant depuis plusieurs années une traçabilité en place pour 100 % des volumes). Début 2020, le Groupe a lancé un plan mondial de lutte contre le plastique à usage unique, l’objectif étant d’atteindre sa disparition dans toutes les entités. Même si la pandémie a amené un usage ponctuel accru d’éléments de protection individuelle à usage unique, la majeure partie des fournitures de bureau avec du plastique ont été éliminées ;
- les déchets électroniques sont repris dans les filières locales DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) ou WEEE (waste electrical and electronic equipment), ou dans le cadre des contrats de reprise de matériels, permettant aussi une seconde vie pour ces matériels encore utilisables ;
- la question du gaspillage alimentaire est suivie depuis plusieurs années. Dans toutes les agences, les collaborateurs doivent réduire le gaspillage du quotidien et renforcer les logiques de partage, afin de lutter contre la précarité alimentaire. Par exemple, en fin d’après-midi, des collaborateurs peuvent récupérer à la cafétéria des surplus alimentaires intacts issus de réunions.
- Déplacements professionnels, pour un total estimé de 66 610 TeqCO2 couvrant :
- les déplacements en avion pour un total de 61 444 TeqCO2. Depuis 2013, Publicis Groupe comptabilise les émissions carbone des vols en fonction de la distance réellement parcourue et de la classe des passagers. Ce calcul prend en compte l’impact des traînées de condensation des avions. Les modalités des déplacements professionnels et voyages d’affaires sont définies dans la politique Travel, mise à jour chaque année dans Janus, le Code d’éthique et de conduite. Ces modalités privilégient le recours au train quand les distances et les infrastructures locales le permettent. Ces déplacements en avion font l’objet d’une validation à plusieurs niveaux ; l’objectif est d’amener les salariés concernés à repenser l’organisation de leurs déplacements, en concentrant les réunions sur plusieurs jours pour éviter des allers-retours inutiles. Les critères internes de justification ont été renforcés, et les équipes ont fait évoluer l’organisation de leurs déplacements afin d’en faire moins. Nous restons tributaires de nos clients et de leur souhait de se voir physiquement régulièrement. Pour tout autre motif, un déplacement doit être approuvé par un membre de la Direction Générale. Ces déplacements professionnels sont en hausse par rapport à 2024 du fait de la croissance des activités. Compte tenu de l’impact environnemental de ces déplacements, ils sont intégrés dans le programme actuel du Groupe de compensation carbone ;
- les autres déplacements, en train et autres modes, y compris la location de véhicules. Pour les véhicules de location, il est demandé de recourir au modèle strictement nécessaire, si possible de privilégier des moteurs hybrides ou électriques. Dans les pays où une offre existe, il est demandé de privilégier les Green Cabs et l’usage du taxi à plusieurs.
- Déplacements domicile-travail des salariés pour un total estimé de 53 087 TeqCO2. Les bureaux du Groupe se situent dans des grandes métropoles du monde entier. Les salariés sont donc encouragés et incités à utiliser les transports en commun (prise en charge partielle ou totale) ou d’autres formes de mobilités douces (vélo, vélo électrique, etc.) avec un encouragement financier, et à faire du co-voiturage. Avec le retour au bureau trois jours par semaine, des impacts des trajets domicile-travail augmentent mécaniquement. Les agences ont défini des politiques locales, permettant de coller aux enjeux de la localisation des agences et des modes de transport en commun à proximité. L’objectif est d’encourager, partout où c’est possible, le recours aux modes de transports moins émetteurs comme les transports en commun, ainsi que d’autres options comme les voitures de service et de fonction électriques, hybrides, plus petites, ou de solutions alternatives de mobilité (vélo électrique).
- Actifs loués en amont, pour un total estimé de 28 021 TeqCO2. Les émissions proviennent de l’exploitation des actifs loués par le Groupe au cours de l’année de référence, et qui ne sont pas déjà incluses dans les inventaires scope 1 ou 2 du Groupe, calculées en équivalent carbone par mètre carré d’espace de bureau. Immobilier et bureaux (Actifs en leasing amont), pris en compte au titre de la surface totale occupée, dans tous les pays, pour un total estimé de 28 021 TeqCO2. Les enjeux environnementaux sont intégrés dès la phase amont d’un projet par la Direction de l’immobilier du Groupe, qu’il s’agisse de travaux d’aménagements pour les agences ou lors de la recherche de nouveaux locaux. L’objectif est de privilégier des espaces fonctionnels répondant à des critères de performance énergétique et environnementale. Avec le travail en mode hybride, le Groupe accompagne la transformation des espaces de travail tout en poursuivant ses objectifs d’optimisation des surfaces dans le cadre du programme All in One. Chaque année, des exemples de bonnes pratiques sont échangés entre les responsables de l’immobilier des différents pays afin d’anticiper les besoins pour les prochains locaux :
- certification du bâtiment (LEED, BREEAM, HQE, Energy Star…) ; comme à Boston, New York, Chicago, Los Angeles, Gurgaon, Bangalore, Shanghai, Paris ou Londres pour ne citer que quelques exemples. Conformément aux termes de la directive européenne sur la Taxonomie Climat, les nouveaux baux dans des immeubles certifiés en matière environnementale sont pris en compte dans les Capex alignés (section 4.2.1) ;
- sélection du fournisseur d’énergie et du mix énergétique incluant des énergies renouvelables (ENR). Des agences de plus en plus nombreuses sont déjà à 100 % d’ENR ;
- installations électriques économes et dites intelligentes, et gestion régulée du chauffage et de l’air conditionné ;
- suivi des consommations d’eau et des autres fluides utilisés (air conditionné) ;
- matériaux biosourcés pour les aménagements intérieurs et la décoration ;
- dispositifs de tri des déchets et filières de recyclage effectives (tracées et prouvées).