Précision méthodologique sur les High Impact RECs et les REC classiques : dans les deux cas, il s’agit d’instruments contractuels attestant qu’une production d’énergie renouvelable a bien été réalisée par une installation. Les High Impact RECs répondent à des critères qualitatifs supérieurs comme :
- le fait d’être adossé à un projet de production d’électricité, qui sans cet achat de High Impact RECs n’aurait pas pu voir le jour ;
- l’électricité produite par ce projet est bien additionnelle quand elle est injectée dans le réseau électrique à un instant T ;
- enfin, dans une majeure partie des cas, ces projets sont aussi dotés de co-bénéfices sociaux. Ces critères sont reconnus par le GHG Protocol, permettant alors de réduire les émissions GHG liées à la consommation d’électricité. Afin d’atteindre ses objectifs d’ici 2030, Publicis a mis en place, avec l’aide de Schneider Electric, des contrats à long terme dans les pays à couvrir. Après achats des High Impact RECs et prise en compte des REC classiques et de GO (Garanties d’Origine), ce taux monte à 95,2% en 2025. La Direction de la RSE Groupe et la Direction de l’immobilier font le point chaque année avec les équipes locales sur la progression de ces changements de contrat, et contribuent directement aux négociations le cas échéant. Les efforts se poursuivent aussi en matière d’efficacité énergétique et de bonnes pratiques (politique du switch-off des ordinateurs, des machines telles que les imprimantes et des lumières les nuits et week-ends) ;
- data centers : outre le travail d’optimisation et de rationalisation des serveurs permanent, un chantier d’analyse fine a été engagé fin 2023 afin d’avoir une vision précise sur les questions énergétiques tant dans les data centers en propre, partagés, que dans ceux des partenaires, notamment du cloud :
- audits énergétiques : en application de la directive 2012/27/UE, certaines agences en Europe réalisent des audits énergétiques permettant de déterminer des plans de progrès pour les années à venir (amélioration des installations et renforcement des éco-gestes individuels et collectifs par exemple),
- sobriété énergétique : lors de l’hiver 2023-2024, dans un contexte de tension mondiale sur l’énergie, le mot d’ordre de réduction des consommations d’énergies s’est poursuivi grâce aux nouvelles bonnes pratiques mises en place et maintenues depuis.
Scope 3
Avec l’entrée en application du décret n° 2022-982 révisant plusieurs articles du Code de l’environnement français sur le périmètre de calcul du scope 3, et, en conformité avec la CSRD européenne, exigeant également des entreprises la prise en compte d’un périmètre élargi, Publicis Groupe a travaillé sur l’intégration de nouvelles catégories (ex. : bénéfices sociaux et autres services).
En amont
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Produits et services achetés, représentant la part la plus importante du scope 3, pour un total estimé de 103 702TeqCO2. Les catégories suivantes sont prises en compte dans le calcul, et sont intégrées dans les objectifs validés par SBTi :
- Information & Technologie (IT) : data centers & Cloud services, licences des softwares, développement et consulting,
- télécommunications et réseaux,
- recherche et développement, études,
- frais de recrutement et frais externes de formation,
- frais d’assurance, bancaires, juridiques.
Travaux engagés sur la mesure des émissions des fournisseurs dans le scope 3 [E1-6-44 (c), E1-6-51]
En 2025, après avoir observé les progrès réalisés par les fournisseurs du secteur IT, poste le plus critique pour Publicis, il a été décidé d’utiliser ces données dans le calcul du Bilan carbone 2025. Les critères de méthode qui ont permis de prendre en compte les facteurs d’émissions de plusieurs fournisseurs stratégiques sont les suivants :
- le caractère public de ces informations, essentiellement à travers les publications obligatoires annuelles,
- la vérification par un tiers externe, et l’existence d’un rapport d’auditeur public confirmant l’examen de ces données,
- la couverture des émissions des scopes 1+2 (market based) +3 (partiel) du fournisseur.
Limites actuelles de l’inventaire des émissions liées volume total des achats : le volume considéré porte sur les achats stratégiques du Groupe bénéficiant à toutes les filiales. Les achats locaux sont pris en compte au-delà d’un montant de 100 000 euros. En deçà de ce montant, et en raison d’écarts subsistant dans les nomenclatures, ces achats ne sont pas encore intégrés. Quant aux achats indirects, réalisés pour le compte des clients et en leur nom (comme les achats d’espaces médias par exemple), ils sont intégrés directement dans le scope 3 des clients. [E1-4-34 (b)]
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Biens d’équipement et papier, pour un total estimé de 6 097 TeqCO2 et regroupant les éléments suivants :
- IT : pour un total estimé de 5 883 TeqCO2. Les matériels informatiques (serveurs, ordinateurs station de travail et ordinateurs portables, écrans, téléphones mobiles, tablettes, imprimantes...) sont pris en compte sous la forme d’un inventaire exhaustif de l’ensemble des matériels de bureautique et connectique utilisés par les salariés pour leurs activités quotidiennes, sur le lieu de travail ou chez eux. Le Groupe cherche à utiliser les solutions issues du Green IT, partout où c’est possible, permettant de travailler avec des ordinateurs plus économes, des logiciels plus vertueux ;
- papier : 214 tonnes ont été consommées dont près de 70 % des volumes sont certifiés ou normés (FSC, PEFC ou autres labels), tout comme le sont les consommables (cartouches, fournitures, etc.), soit un impact de 211 TeqCO2. Depuis des années, la politique « zéro papier » a été implantée partout. Le déploiement de dispositifs comme Follow Me permet de choisir l’imprimante en fonction des types de documents à imprimer et d’enclencher l’impression par badge.