Document d'enregistrement universel 2025

Glossaire

4.2.3.1 La réduction des émissions GHG directes (scopes 1 & 2)

Le levier central pour le scope 2, est le passage à 100 % d’énergies renouvelables (ENR) en source directe avant 2030, et avec les actions d’efficacité énergétique qui sont engagées dans les différents bureaux. Ce basculement vers 100 % d’ENR participe de la réduction des impacts, tout en maîtrisant les investissements à faire en termes de High Impact RECs (certificats d’énergies renouvelables), pour les pays où l’accès direct aux ENR est limité. Les pays prioritaires en 2025 ont été les États-Unis et l’Inde ; il est prévu d’augmenter le taux de couverture et d’ajouter d’autres pays d’ici 2030 pour atteindre les 100 %.

Enfin, le travail spécifique débuté sur les consommations énergétiques des data centers en propre et externes s’est poursuivi en 2025 (section 4.2.7.4) ;

4.2.3.2 La réduction des émissions GHG indirectes (scope 3)
  1. Achats de biens et services : La diminution des émissions liés aux achats de biens et services se fait en priorisant les fournisseurs engagés dans la transition climatique et ayant des objectifs publics et validés par des tiers, de réduction de leurs émissions GHG. C’est ce qui leur a été demandé dans le cadre du Enhanced ESG Program débuté en 2023 (section 4.4.4.2). Le Groupe est aussi attentif aux actions que nos fournisseurs directs engagent avec leurs propres fournisseurs en matière de réduction des émissions carbone. La modélisation de la prise en compte des émissions réelles des fournisseurs fait apparaître une réduction des émissions associées à leurs produits ou services, notamment pour des secteurs où les facteurs d’émissions monétaires sont peu précis. L’enjeu demeure le niveau de maturité des données fournisseurs utilisables.
  2. Déplacements professionnels : les déplacements en avion font l’objet d’un renforcement des critères de nécessité de se déplacer, avec différents niveaux de validation interne. Cette politique Travel (figurant dans Janus, le Code de conduite et d’éthique) est applicable à tous les salariés : elle précise les conditions du transport aérien et encourage le train lorsque les infrastructures locales le permettent. À cela s’ajoutent des critères de préférence pour les compagnies aériennes engagées dans la réduction de leurs émissions et ayant investi, soit dans des appareils de génération très récente qui consomment beaucoup moins et sont adaptés aux types de trajet (vols domestiques, court, moyen et long-courriers), soit dans des programmes robustes d’utilisation de carburants SAF (Sustainable Aviation Fuel). Différents scénarios d’évolution des voyages d’affaires en avion ont été étudiés, pour ajuster notre politique et les processus de validation des déplacements. La dimension internationale du Groupe et la nécessité d’échanger régulièrement de visu avec les clients impliquent également de penser différemment les déplacements afin de mieux regrouper les réunions (section 4.2.4). Cependant malgré des réductions, la croissance du Groupe et la dispersion territoriale des clients ne permettent pas une réduction des vols aussi significative qu’espéré. [E1-1-16 (h)]
  3. Déplacements domicile-travail : avec la politique renforcée RTO (Return to Office) et le maintien de la règle de deux jours de télétravail par semaine, les salariés sont plus nombreux à revenir régulièrement au bureau. La mise en place localement de dispositifs financièrement incitatifs, encourage le recours aux mobilités douces et les mobilités partagées, ainsi qu’aux transports en commun (section 4.2.4).
4.2.3.3 Formation des salariés à l’éco/socio-conception

Le Groupe dispose de plusieurs approches et outils propriétaires, unique sur le marché :

  • en 2025, une formation obligatoire pour les salariés a été mise en place, afin d’homogénéiser les connaissances autour de la durabilité et du marketing et de la technologie responsable. Cette formation « Powering Sustainability » figure également dans les modules obligatoires des nouveaux arrivants, et fait l’objet d’un refresher annuel ;
  • depuis 2019, le programme #N.I.B.I. (No Impact for Big Impact) est une approche globale avec comme prérequis la formation des salariés qui part du brief du client jusqu’à la réalisation finale des actions de communication. Plusieurs outils sont disponibles pour les équipes du Groupe comme A.L.I.C.E. pour la mesure de l’empreinte carbone, et d’autres outils d’IA (intelligence artificielle) comme l’Antigreenwashing AI. #N.I.B.I. invite chaque métier à repenser ses process, à inventer de nouvelles approches plus sobres et à sortir des sentiers battus. En 2025, le programme interne N.I.B.I. a été étendu à une quinzaine de pays, à travers l’identification et la formation d’une cinquantaine d’Ambassadeurs CSR/N.I.B.I., issus de tous les métiers. À l’issue de la formation durant une année, ils seront équipés pour embarquer leurs collègues, puis pour former les équipes des clients. L’étape-clé est l’atelier final, permettant d’élaborer en équipe des solutions concrètes, utiles et avec un impact positif à court et moyen termes. D’autres programmes externes du type Fresque du Climat avec des salariés animateurs dûment formés sont également utilisés. Tous les salariés peuvent accéder à ces programmes en ligne sur la plateforme Marcel ; [E1-2 AR 18, S1-4-43]
  • A.L.I.C.E. (Advertising Limiting Impacts & Carbon Emissions) est le calculateur carbone propriétaire créé en 2017 avec l’appui de Bureau Veritas. 1 600 projets dans 55 pays ont été évalués en 2025, afin de mesurer l’empreinte carbone des projets et de réduire leurs impacts environnementaux. Aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Pologne, au Canada, des équipes Media ont intégré les mesures d’A.L.I.C.E. dans leurs outils comme Growth.OS ou PMX, ou encore Lighthouse. Cette approche permet d’apporter une proposition sur mesure aux clients, intégrant performance et empreinte carbone, même si tous les acteurs du marché n’ont pas encore le même degré de maturité. Un travail est en cours pour intégrer la mesure du recours à l’IA générative. La méthodologie de calcul est assurée par Bureau Veritas en tant qu’expert indépendant (section 4.3.13.2) ;
  • e-footprint, lancé par Publicis Sapient, est le premier projet open source (consultable à https://github.com/Boavizta/e-footprint-interface) permettant de modéliser l’impact de la fabrication et de l’énergie consommée par des systèmes numériques complexes. La particularité de ce modèle est de pouvoir être utilisé en amont des projets, pour prioriser dès la phase de conception les actions d’éco-conception en fonction des ordres de grandeur calculés. En 2025, l’interface web d’e-footprint est arrivée à un niveau de maturité suffisant pour être hébergée au sein de l’association Boavizta. Elle est disponible à ce lien : https://e-footprint.boavizta.org. Le domaine de modélisation d’e-footprint, uniquement web initialement, a été étendu aux équipements edge (IoT, capteurs, etc.). L’outil permet de prendre en compte les impacts de l’utilisation d’IA générative, par exemple des robots de conversations en ligne (chatbots) ; [2 SBM-3-48 (b)]
  • en France, Razorfish (agence digitale) a lancé début 2022 son outil Razoscan en partenariat avec Green IT et leur algorithme EcoIndex permettant de générer un éco-score des parcours-clés d’un site web avec une note allant de A à G. L’objectif est que les sites de l’agence obtiennent les meilleures notes, garantissant un parcours utilisateur optimisé et le moins énergivore possible. L’utilisation de Razoscan est incorporée dans tous les process de design et de fabrication technologiques des expériences digitales des clients et sert à analyser en continu l’empreinte environnementale des sites des clients. L’objectif est de réduire cette empreinte, de rester au meilleur niveau (A ou B) sans altérer l’expérience utilisateur.