Document d'enregistrement universel 2025

Glossaire

Compte tenu de la surperformance financière et stratégique durable du Groupe, de la transformation réussie du modèle fondée sur la tech, le numérique et la data, de l’élargissement des responsabilités attachées à la fonction et de l’exigence des marchés sur lesquels le Groupe opère ainsi que des performances exceptionnelles enregistrées en 2025, le Conseil d’Administration, sur recommandation du Comité de rémunération, propose d’augmenter la rémunération fixe annuelle de M. Arthur Sadoun et de la porter à 1 404 000 euros à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, soit une augmentation de 20 %.

De l’avis du Comité, cette augmentation est modérée au regard des écarts disproportionnés constatés entre la rémunération du Président-Directeur Général de Publicis et celle des dirigeants mandataires sociaux exécutifs des principaux concurrents internationaux, qui sont d’autant plus marquants que la performance de Publicis s’avère être la meilleure du secteur.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de forte progression des indicateurs du Groupe sur les dernières années. Entre 2022 et 2025, Publicis Groupe a enregistré une croissance organique de 19 % du revenu net, une augmentation de 49 % de la capitalisation boursière et une progression de 29 % du dividende par action, traduisant la solidité du Groupe et l’élargissement structurel de ses activités sur ses principaux marchés.

Concernant le marché français, l’analyse comparative réalisée par le Comité met en évidence que la rémunération fixe du Président-Directeur Général, inchangée depuis 2022, se situe en deçà des niveaux observés au sein du CAC 24. L’ajustement proposé permettrait de maintenir une structure de rémunération très majoritairement variable, le salaire fixe représentant moins de 17 % de la rémunération totale cible, alors qu’en moyenne le salaire fixe représente 25% de la rémunération du CAC 24 (étant par ailleurs précisé que la rémunération du Président-Directeur Général ne comprend aucun dispositif de retraite supplémentaire, contrairement à certaines pratiques observées au sein du CAC 24). L’augmentation de 20% envisagée permettrait ainsi de repositionner la rémunération fixe du Président-Directeur Général entre la médiane et le troisième quartile du CAC 24 (la progression moyenne des salaires des dirigeants mandataires sociaux exécutifs sur cet échantillon augmentés entre 2022 et 2025 s’élevant à 19%). Cet ajustement s'inscrit également dans une logique d'équité interne : la progression moyenne de la rémunération fixe des principaux membres de l'équipe de direction du Groupe est un des éléments pris en compte par le Conseil dans son analyse.

Graphique à barres montrant une progression salariale croissante : Groupe de Référence 1er quartile (1 138), Médiane (1 300), Publicis Fixe proposé (1 404) et 3e quartile (1 600).

Dans un environnement marqué par des opérations de consolidation et des difficultés significatives chez plusieurs concurrents, Publicis se distingue par une surperformance durable. Depuis 2020, la croissance organique du Groupe est systématiquement très au-dessus de la moyenne des concurrents, avec des écarts en augmentation au cours des trois dernières années. Cette surperformance sur la croissance s’accompagne d’une marge opérationnelle supérieure à 18 %, la plus élevée de l’industrie, d’un free cash flow qui dépasse les 2 milliards d’euros et d’une septième année consécutive de surperformance attendue en 2026, soutenue par des gains records en New Business, faisant de Publicis le leader mondial des gains de budgets publicitaires depuis cinq ans.

Le Groupe se compare avant tout à ses principaux concurrents internationaux historiques, notamment WPP et Omnicom (incluant désormais IPG). L’analyse comparative avec ces groupes met en évidence un décalage persistant entre performance et rémunération. Il en ressort que le Président-Directeur Général de Publicis Groupe est, parmi ses principaux pairs internationaux, celui dont la rémunération est la plus faible.

Les niveaux de rémunération maximum observés chez ces acteurs internationaux apparaissent sensiblement plus élevés, avec des rémunérations annuelles pouvant atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars (soit pour les Américains plus du double de celle du Président-Directeur Général du Groupe) et alors même que leurs performances s’avèrent inférieures.

Ces niveaux peuvent en outre être fortement majorés par des dispositifs exceptionnels, comme l’attribution de près de 50 millions de dollars à l’occasion d’un changement de contrôle et une rémunération cumulée sur plusieurs années de l’ordre de 70 millions de dollars lors d‘un renouvellement de mandat.

Dans ce contexte, le Comité considère que l’augmentation de 20% de la rémunération fixe du Président-Directeur Général est très raisonnable, au regard des écarts importants et durables observés avec ces pratiques de marché, et demeure limitée au vu de la performance du Groupe, tout en s’inscrivant dans une structure de rémunération majoritairement variable et alignée sur la création de valeur.

Au-delà de ses concurrents historiques, Publicis évolue dans un environnement concurrentiel élargi, marqué par la convergence avec des acteurs technologiques majeurs tels qu’Accenture, Alphabet, Meta ou Amazon, dont les niveaux de rémunération sont significativement plus élevés.