Brochure de convocation - à l'assemblée générale mixte 2026

Activité au cours de l'exercice

Aux États‑Unis, la croissance économique s’est repliée de 0,8 % par rapport à 2024, se maintenant néanmoins autour de 2 %. La consommation des ménages est demeurée dynamique, progressant entre 2,5 % et 3 % sur les trois premiers trimestres en comparaison annuelle, malgré plusieurs facteurs défavorables. Le marché du travail s’est dégradé avec une forte diminution des créations d’emplois ; toutefois, à la fin novembre 2025, le nombre d’actifs atteignait 163,6 millions, soit une hausse de 2,1 millions par rapport au 31 décembre 2024. Le taux de chômage reste faible, enregistrant 4,3 % contre 4,1 % fin 2024. Par ailleurs, la confiance des consommateurs a fléchi, comme l’indiquent les différents indicateurs psychologiques, reflétant la baisse de la popularité de l’administration Trump, la fermeture prolongée des administrations fédérales (43 jours), les difficultés liées au pouvoir d’achat, ainsi qu’un contexte incertain induit par les licenciements massifs dans la fonction publique et l’expulsion de travailleurs étrangers en situation irrégulière. L’inflation des prix à la consommation demeure soutenue à 2,7 %, en léger recul par rapport à 2024 (3,1 %) ; cette évolution résulte notamment du transfert vers les prix finaux des hausses de droits de douane appliquées depuis avril. Les décisions de la Fed relatives à l’abaissement des taux d’intérêt, favorisant la réduction du coût du crédit à la consommation, ainsi que les performances du marché boursier, expliquent la résilience observée de la consommation. L’investissement des entreprises a bénéficié de la dynamique engendrée par l’IA, affichant une hausse de 3,1 % sur l’année selon le FMI. Les principaux groupes technologiques ont accru leur effort d’investissement, particulièrement dans la construction de data centers et l’acquisition de semi-conducteurs spécialisés. Plus globalement, la situation financière favorable des entreprises américaines continue de soutenir l’investissement. La progression des dépenses publiques a ralenti en 2025, pour atteindre une croissance attendue de 0,9 %. La légère contraction du déficit public (de 8 % à 7,4 % selon Bpifrance) a exercé un effet modérateur sur la croissance. Le commerce extérieur demeure significativement déficitaire. À ce jour, l’impact sur la balance commerciale des hausses de droits de douane appliquées depuis le printemps 2025 reste difficile à quantifier. Une augmentation marquée des importations au premier trimestre, en anticipation des relèvements tarifaires, a été suivie par un retour à la normale. Le solde courant attendu pour 2025 devrait rester proche de celui de 2024 (4 %).

L’économie de la zone euro a enregistré une légère progression en 2025, affichant une croissance de 1,2 % contre 0,9 % en 2024, marquant ainsi une tendance proche de la stagnation. Les disparités entre les États membres demeurent notables : l’Espagne poursuit une trajectoire dynamique avec une croissance de 2,9 %, tandis que l’Allemagne connaît une troisième année consécutive de faible expansion à 0,3 %. La France, quant à elle, se positionne dans la moyenne, avec une croissance de 0,8 %. Le taux d’inflation dans la zone euro a poursuivi sa diminution, s’établissant à 2,4 % en 2024 puis à 2,1 % en 2025, en partie grâce à l’appréciation de l’euro et à la baisse des prix de l’énergie, en particulier du pétrole. Cette évolution favorable a permis à la Banque centrale européenne de réduire ses taux directeurs, le principal atteignant désormais 2 %. Cette diminution des coûts de financement a eu un effet modérément stimulant sur l’activité économique, notamment par la réduction du coût du crédit bancaire. Toutefois, l’incertitude politique persistante en France (instabilité gouvernementale, difficultés à adopter le budget 2026) ainsi que les défis rencontrés par l’industrie allemande (recul des exportations vers les États-Unis, adaptation à la transition environnementale) ont constitué des freins à la croissance globale de la zone euro.

La croissance du PIB du Royaume‑Uni devrait atteindre 1,4 % en 2025, se situant entre la zone euro (1,2 %) et les États-Unis (2 %). Le rythme de progression a ralenti au fil des trois premiers trimestres, passant de 1,8 % au premier trimestre à 1,3 % au troisième. En raison d’une inflation persistante (supérieure à 3 %, notamment hors éléments volatiles), la consommation n’a augmenté que de 1 %. La dépense publique (+3,6 %) a été le principal moteur de la performance économique globale.

Selon le FMI, la croissance de l’économie chinoise s’est établie à 4,8 % en 2025, soit un niveau inférieur à l’objectif gouvernemental de 5 %. L’indicateur PMI reste proche de 50, traduisant une dynamique conjoncturelle modérée. L’économie a réussi à compenser l’impact des nouveaux droits de douane en réorientant ses exportations vers d’autres régions que les États-Unis. Toutefois, la persistance de la crise immobilière constitue un frein majeur à la croissance et la faible confiance des ménages continue de peser sur la consommation. De plus, la Chine fait face à un risque renouvelé de déflation après une phase de forte désinflation.

Les prix du pétrole ont enregistré une baisse notable, principalement liée au ralentissement de l’économie mondiale et à la volonté de certains producteurs d’augmenter leur offre. Les récents développements concernant le Venezuela pourraient accentuer cette pression baissière. À l’inverse, les prix de certaines matières premières industrielles, notamment le cuivre, ont progressé sous l’effet de la demande accrue pour les infrastructures liées à l’intelligence artificielle. Les métaux précieux ont également connu une hausse significative, alimentée en grande partie par la demande des banques centrales.

Malgré un environnement macroéconomique incertain, le marché publicitaire a continué à croître en 2025. Selon les prévisions de Zenith de décembre 2025, les dépenses publicitaires mondiales se sont ainsi établies à 1 012 milliards de dollars, en hausse estimée de 7 %, après des progressions de 8 % en 2024 et de 5 % en 2023.

CHIFFRES CLÉS DE PUBLICIS GROUPE

Dans ce contexte, le Groupe a continué à déployer ses services et ses produits grâce à un mix d’activités et un positionnement uniques, pour aider ses clients à transformer leur marketing et leur business model. Cela a permis au Groupe d’enregistrer une nouvelle année record et de maintenir sa position de leader sur l’ensemble de ses indicateurs en 2025.

Le revenu net du Groupe s’est établi à 14 547 millions d’euros en 2025, et se compare à 13 965 millions en 2024, en hausse de +4,2 % en publié et de +5,6 % en organique.

La marge opérationnelle est ressortie à 2 648 millions d’euros, en hausse de +5,1 % par rapport à 2024, résultant en un taux de marge opérationnelle de 18,2 % contre 18,0 % en 2024.

Le résultat net du Groupe a été de 1 653 millions d’euros en 2025, quasiment stable par rapport aux 1 660 millions d’euros de l’année précédente.

Le résultat net courant (tel que défini dans la Note 11 des comptes consolidés) s’est établi à 1 896 millions d’euros, par rapport à 1 851 millions d’euros en 2024.